Libération d’otages au Burkina Faso

Le vendredi 10 mai, les forces françaises ont mené avec brio au Burkina Faso une opération compliquée, difficile et aux probabilités de réussite incertaines aboutissant à la libération de 4 otages dont deux Français.

Ce haut-fait souligne les qualités, les capacités, l’efficacité et le courage de l’Armée Française dans toutes ses composantes, et tout particulièrement les Forces Spéciales, ces parachutistes d’élite qui ont mené l’action sur le terrain, jusque dans les derniers mètres les séparant de l’objectif.

Hélas deux officiers mariniers des commandos-marine ont été tués lors de l’assaut permettant la récupération des otages indemnes.

L’UNP salue la mémoire de ces deux Fils de France qui ont jusqu’au bout été fidèles à leur engagement de servir et protéger notre Patrie, ses intérêts et ses ressortissants. Les noms de ces deux « Braves parmi les Braves » s’ajoutent à la longue liste des parachutistes tombés au champ d’honneur lors des conflits passés et des OPEX récentes. L’esprit de dévouement et de sacrifice les unit tous. Ces noms ne doivent pas être oubliés avec le temps, ni non plus leurs familles et proches à qui l’UNP adresse sa compassion, ses encouragements et sa solidarité pour leur permettre de surmonter cette terrible épreuve.

Le Président de la République a souligné dans un communiqué la volonté de notre Pays à préserver la vie de nos compatriotes et de ne jamais les abandonner en de telles circonstances. Il présidera une cérémonie d’hommage aux Invalides, occasion pour la Nation de reconnaître le sens de l’engagement des soldats qui la protègent et de manifester son unité et sa détermination face au terrorisme nourri par l’extrémisme islamique.

Même si des habitudes ont été prises dans des circonstances passées ayant une certaine similitude avec le contexte de cette prise d’otages, on peut cependant s’interroger sur la pertinence de l’accueil des otages au plus haut niveau de l’Etat. Cette séquence qui ne manquera pas d’être valorisée par les médias peut porter à confusion, transformant parfois des victimes en héros et faisant oublier que certaines insouciances ou irresponsabilités se payent au prix du sang, celui de nos soldats.

Que Saint Michel, patron des Parachutistes, accueille nos deux héros et veille sur leurs frères d’armes et leurs familles !

Général (2s) Patrice CAILLE
Président de l’Union Nationale des Parachutistes

Tarifs spéciaux SNCF – CNEAI

Plusieurs associations d’anciens combattants et victimes de guerre ont recemment fait part  de leurs crainte d’une remise en cause des tarifs spéciaux liés à la carte d’invalidité des pensionnés de guerre et de la gratuité des frais de voyage sur les tombes des morts pour la France.

Cette inquiétude est liée à la publication de l’ordonnance n° 2018-1135 du 12 Décembre 2018,relative à l’ouverture  à la concurrence des services de transport ferroviaire de voyageurs, qui a abrogé, à compter du 3 Décembre 2019, les articles du code des pensions militaires d’invalidité et victimes de guerre (CPMIVG) ,relatifs à ces dispositifs.

Cette abrogation était nécessaire dans la mesure oû les articles du CPMIVG ne visaient que la société nationale des chemins de fer Français(SNCF) et pas les autres opérateurs ferroviaires.

Toutefois l’article L.2151-4 du code des transports, issu de la loi n°2018-515 du 27 Juin 2018 pour un nouveau pacte ferroviaire, prévoit que des tarifs spéciaux imposés à tous les opérateurs ferroviaires peuvent être fixés par décret. La mise en oeuvre de ces tarifs fera l’objet d’une compensation financiaire de l’Etat pour les opérateurs.

Le document au format PDF

Du concret pour le monde combattant

 

 

Hommage en ce 7 mai à « Ceux de Dien Bien Phu » !

65 ans déjà…

Le 7 mai 1954, tombait le camp retranché de Dien Bien Phu.

L’Union Nationale des Parachutistes s’associe à toutes les associations d’Anciens combattants d’Indochine pour raviver le souvenir de nos anciens morts pour la France en Indochine et en ce jour à ceux tombés durant les 57 jours de la bataille de Dien Bien Phu.

Lettre du Général Patrice Caille à Monsieur le Ministre de l’intérieur

Maisons-Alfort, le 23 Avril 2019

Monsieur le Ministre,

Depuis maintenant plus de cinq mois la France traverse une crise sociale d’envergure dont une des conséquences est la permanence, au fil des fins de semaines, d’une violence visant la déstabilisation de l’Etat, la remise en cause des règles, usages et fondements de notre société, la
décrédibilisation des décideurs, et aussi l’usure des forces de l’ordre et de secours garantes de la sécurité quotidienne des Français sur notre territoire.
Le week-end dernier a, en particulier, été marqué par des slogans iniques et indignes à l’encontre de la Police et de la Gendarmerie Nationale.
Face à ce travail de destruction de notre Nation, je veux au nom de l’Union Nationale des Parachutistes que je préside, et avec ses 10000 membres répartis dans ses 119 sections sur tout le territoire national, apporter le soutien total de notre association à ceux qui protègent les libertés et la vie quotidienne des Français.
Policiers, gendarmes, pompiers et militaires (des rangs desquels les membres de l’UNP sont issus) agissent pour le même drapeau, celui qui flotta sur les tours de Notre-Dame au début de la libération de Paris.
Je vous demande donc de bien vouloir transmettre le soutien et les encouragements de l’UNP aux fonctionnaires civils et militaires placés pour emploi sous votre autorité. Ils méritent d’être félicités pour leur courage, leur abnégation et leur professionnalisme qui ont permis, en plus de
leur engagement dans la lutte contre le terrorisme islamiste, de maintenir l’ordre et de contenir la violence à un niveau n’entrainant à ce jour aucune perte humaine.
L’UNP souhaite que l’Etat poursuive sa mission de protection de la population, des institutions, et des intérêts de notre Pays, et que la Justice fasse disparaître le sentiment d’impunité animant casseurs et responsables de violences.

 

Notre association, dont beaucoup de ses membres ont montré leur patriotisme sur les théâtres d’opérations extérieures, reste attachée au respect et à la dignité de ses citoyens, de ses fonctionnaires, à la grandeur de la France, et demeure mobilisée pour notre Patrie.

Je vous prie d’accepter, Monsieur le Ministre, mes respectueuses salutations.

 

Général (2S) Patrice CAILLE
Président de l’Union Nationale des Parachutistes

 

Copie à :
– Monsieur le Secrétaire d’état auprès du Ministre de l’Intérieur
– Monsieur le général d’armée LIZUREY, Directeur Général de la Gendarmerie Nationale
– Monsieur le Directeur Général de la Police Nationale
– Monsieur le général de division GALLET, commandant la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris

 

Copie de la lettre au format document

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommages au médecin-capitaine Marc Laycuras le 8 avril

Mesdames et Messieurs les Présidents,

La cérémonie d’hommages au médecin-capitaine Marc Laycuras, mort au combat dans la bande sahélo-saharienne le 2 avril dernier, aura lieu le lundi 8 avril aux Invalides.

Le monde combattant est invité à lui rendre un dernier hommage le même jour à 15h15 sur le pont Alexandre III, selon les modalités bien établies pour les derniers hommages à un compagnon d’armes.

À cette occasion, le Président du CNE  demande à chaque association de faire preuve de fraternité et de générosité, en incitant fortement ses adhérents à se déplacer en nombre et vous en remercie d’avance !

Fidèlement,
colonel(er) JB Vautrey
SG CNE

Militaire de l’opération Barkhane mort pour la France

Journal officiel – Services en Algérie.

JORF n°0291 du 16 décembre 2018 
texte n° 16 


Arrêté du 12 décembre 2018 modifiant l’arrêté du 12 janvier 1994 fixant la liste des opérations ouvrant droit au bénéfice de la carte du combattant au titre de l’article L. 253 ter du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre 

NOR: ARMH1826500A


Le ministre de l’action et des comptes publics et la secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées,
Vu le code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre, notamment ses articles L. 311-2, L. 331-1 et R. 311-1 à R. 311-20 ;
Vu l’arrêté du 12 janvier 1994 modifié fixant la liste des opérations ouvrant droit au bénéfice de la carte du combattant au titre de l’article L. 253 ter du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre,
Arrêtent :
Article 1

L’annexe de l’arrêté du 12 janvier 1994 susvisé est modifiée ainsi qu’il suit :
Il est inséré, après la rubrique « Afghanistan », la rubrique : « Algérie » ainsi rédigée :
«

 


ÉTATS OU TERRITOIRES CONCERNÉS

DÉBUT DE PÉRIODE

FIN DE PÉRIODE

Dans le cadre des missions menées en Algérie après le 2 juillet 1962 conformément aux accords d’Evian

3 juillet 1962

1er juillet 1964

 

Article 2

Le présent arrêté entre en vigueur le 1er janvier 2019.
Article 3

La directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, le chef du service historique de la défense et les préfets sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait le 12 décembre 2018.

Le ministre de l’action et des comptes publics,

Gérald Darmanin

La secrétaire d’Etat auprès de la ministre des armées,

Geneviève Darrieussecq

Décès du général Jean-Louis BRETTE

Mardi 20 novembre 2018, le général Jean-Louis BRETTE nous a quitté brutalement mais paisiblement à l’âge de 89 ans.
Il laisse derrière lui son épouse Geneviève et une famille nombreuse (ses 5 filles, ses 4 gendres, ses 16 petits-enfants et 11 arrières petits-enfants).
Son attachement à la Légion Etrangère date de sa toute première affectation mais son affection pour le REP (Régiment Etranger Parachutiste) était toute particulière.
Il a également commandé la 11ème Division Parachutiste à compter du 1er mai 1983 et y a été promu général de division le 1er novembre de la même année.
Il a laissé le parcours d’un patriote, engagé au service de son pays au lendemain de ses 20 ans, soucieux de transmission aux générations futures et attaché à la construction d’une Europe qu’il avait vue se tisser comme s’entre-déchirer.
La cérémonie religieuse aura lieu le samedi 24 novembre 2018 à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon à 11h. 

Général Bruno Dary: «Et, toi, soldat inconnu, que dis-tu?»

Alors que la célébration du centenaire de l’Armistice suscite une polémique, le président du Comité de la Flamme sous l’Arc de triomphe* interpelle le soldat inconnu comme le fit Georges Clemenceau dans son livre Grandeurs et misères d’une victoire(1930).

Toi, soldat inconnu, dont le silence et le sacrifice font la grandeur, que dis-tu de cette controverse ou, du moins, de ce malentendu? Au moment où le pays s’apprête à célébrer le centenaire du 11 novembre 1918, que dis-tu de ces propos douteux sur l’utilité de tes souffrances et de ta mort, comme sur l’importance de ta victoire? Toi qui reposes sous cette arche immense, qui es à la fois soldat français, héros anonyme et célèbre, que dis-tu à ceux qui oublient que sur ta tombe est inscrite cette simple épitaphe: «Ici repose un soldat français, mort pour la Patrie»? Toi qui es enterré ici, mais dont le tombeau est aussi le cénotaphe de tes quelque 1.400.000 frères d’armes morts pour la France au cours de la Grande Guerre, que dis-tu de ceux qui ne voient en vous que des «civils armés», quand toute la nation était derrière vous? Toi qui étais instituteur, paysan ou mineur, peut-être pêcheur, étudiant ou gradé, que dis-tu à ceux qui voudraient faire une différence entre ceux du front et ceux de l’arrière?

Toi qui es mort dans le fracas de combats inhumains, que dis-tu, cependant, de l’hommage sans pareil qui te sera rendu par plus de cent chefs d’État, venus du monde entier se recueillir sur la tombe d’un simple soldat et se souvenir de votre sacrifice? Toi qui as disparu sur un champ de bataille, au hasard d’un clair matin ou dans un ultime assaut, comme simple sentinelle ou modeste fantassin, que dis-tu de te voir honoré au cœur de Paris, où le monde entier aura les yeux focalisés sur une sobre sépulture, au milieu de «l’appareil des grandes funérailles»? Toi qui es mort loin de chez toi, dans le tumulte des combats, que dis-tu de voir ainsi mis à l’honneur par le chef de l’État, une semaine durant, les plus grands champs de bataille, théâtres des plus grands sacrifices? Toi qui as été pleuré par une mère, un père, une épouse, des enfants, des amis, et puis avec le temps, qui n’es devenu qu’un nom gravé en lettres d’or sur nos places, que dis-tu de l’hommage quotidien qui t’est rendu depuis près d’un siècle au cœur de Paris, au moment où le jour décline?

Toi qui nous permets aujourd’hui de vivre librement dans un pays en paix et une Europe réconciliée, que dis-tu à ceux qui écrivent que votre combat n’était qu’une «boucherie» ?

Toi qui nous permets aujourd’hui de vivre librement dans un pays en paix et une Europe réconciliée, que dis-tu à ceux qui écrivent que votre combat n’était qu’une «boucherie», que ton sacrifice et celui de tes compagnons d’armes ont été inutiles, quand bien même resterait-il incompréhensible à notre regard d’hommes contemporains? Toi qui as eu la pudeur de rester anonyme, sans que personne ne connaisse ni ton nom, ni ton grade, que dis-tu de ces critiques, cherchant à diviser les chefs de leurs soldats, oubliant que tous, vous avez supporté ensemble la vie des tranchées? Toi qui es parti de chez toi, pour une guerre que d’aucuns annonçaient courte, fraîche et joyeuse et qui, au fil des mois, est devenue longue, triste et lugubre, que dis-tu à ceux qui voudraient prétendre que le pays n’a pas été uni du premier au dernier jour, derrière ses poilus? Toi qui es mort trop tôt pour recueillir les fruits de la victoire, que dis-tu à ceux qui voudraient rabaisser le mérite de tes chefs, et oublier d’honorer l’ensemble des maréchaux? Et que dis-tu à ceux qui ont oublié que la sonnerie du cessez-le-feu fut pour tous les pays engagés un grand soulagement pour la paix retrouvée, mais aussi une vraie amertume au vu du prix payé? Ne penses-tu pas qu’il est temps, en honorant ta victoire, de célébrer aussi la réconciliation des peuples?

Quoi que tu penses de ces querelles, soldat inconnu, qui as mérité mieux que le Panthéon comme sépulture, sois sûr que tant qu’il restera des anciens combattants, ardents et bénévoles, des chefs d’État et des ambassadeurs sensibles au sens de ton engagement, la Flamme qui brûle jour et nuit sur ta tombe restera pour toujours la «Flamme du souvenir».

Toi qui es mort pour défendre chaque arpent de terre de notre pays, sois certain que tant qu’il restera des associations, des corps constitués, des sportifs, des artistes et des élus prêts à se déplacer pour honorer ta mémoire, cette Flamme restera la «Flamme de la Nation».

Toi qui es tombé pour que tes enfants vivent librement, sois rassuré: tant que des collégiens, des lycéens et des étudiants, à l’instar de ceux qui se sont rassemblés pour t’honorer le 11 novembre 1940 malgré l’interdiction de l’occupant, des scouts, des guides et des jeunes de tous horizons et de toutes nations viendront raviver la Flamme, elle restera la «Flamme de l’Espérance»!