Communiqué du Général Jean Claude Lafourcade concernant l’opération Turquoise

Le 9 septembre 2026

Communiqué du Général Jean Claude Lafourcade

Ancien Commandant de l’opération Turquoise

   Depuis plus de vingt ans les soldats français ayant participé à l’opération Turquoise sont accusés devant la Justice de « crimes contre l’humanité » et « complicité de terrorisme ».

   Le 9 septembre 2026 la Cour de cassation a validé l’arrêt du 11 décembre 2024 de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris qui rejetait les pourvois des parties civiles. En cela la Cour de cassation a confirmé les deux ordonnances de non-lieu prononcés par les juges d’instruction concernant les militaires de l’opération Turquoise au Rwanda en 1994.

   Au terme de plus de deux décennies d’investigations marquées par des centaines d’auditions de témoins et l’exploitation de milliers de documents, dont de nombreux déclassifiés, il est établi qu’aucune responsabilité pénale de l’armée française et de ses soldats ne peut être recherchée.

   En 2005, les associations Survie, Ibuka, FIDH, Licra et six ressortissants rwandais portaient plainte contre les militaires français ayant servi au Rwanda. Ils leur reprochaient notamment d’avoir sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsis réfugiés dans les collines de Bisesero, à l’ouest du Rwanda, laissant se perpétrer les massacres de centaines d’entre eux du 27 au 30 juin 1994.

   Les conclusions de la justice sont claires et définitives : « Lors des événements de Bisesero les forces militaires françaises déployées au Rwanda ne se sont pas rendues complices par abstention de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité commis sur des civils tutsis ». La Cour de Cassation est venue ce jour confirmer « le caractère approfondi de l’enquête diligentée. »

   Dans cette affaire, j’ai constaté pendant plus de 20 ans un acharnement médiatique et politique de la part de personnalités diverses entretenant la thèse de la culpabilité des militaires français et qui se sont révélés être davantage des militants que des journalistes ou des chercheurs. Ceux-là, qui se reconnaitront aisément, sans oublier le régime de Kigali, ont fait beaucoup de mal à nos soldats

   Ils ont participé à cette opération de désinformation et d’insinuations par des commentaires publics, des articles, des interviews, des livres, la participation à des colloques orientés ou par des pétitions visant à faire pression sur la justice de notre pays. Ils devraient aujourd’hui avoir à rendre des comptes pour avoir porté atteinte à l’intégrité morale des soldats français accusés à tort des crimes les plus graves. Sont-ils capables de faire leur mea-culpa pour rendre leur honneur aux militaires bafoués ?

   Pendant 20 ans la sphère médiatique dans son ensemble a complaisamment relayé les thèses infamantes et les affirmations péremptoires mensongères de ces accusateurs. Les responsables de rédaction devraient s’interroger sur leur soutien à cette désinformation odieuse et injuste. Je leur demande de prendre acte de la décision de la Cour de cassation qui a valeur historique. C’est le moins que nous puissions attendre de professionnels de l’information, afin de réhabiliter l’action des soldats français.

   Je rappelle que l’opération Turquoise a été menée avec humanité, impartialité et dans le respect de l’éthique qui caractérise l’armée française. La France a été le seul grand pays à intervenir pour mettre fin au génocide. Réalisée dans des conditions éprouvantes et complexes elle a permis de sauver des milliers de vies et de soigner de très nombreuses victimes.

   Il est grand temps que les soldats français de Turquoise, maintenant réhabilités, puissent afficher la fierté de ce qu’ils ont accompli au Rwanda en 1994.

 

Livre « EPGM-EPIGN-GIGN L’Héritage »

Nous vous informons qu’un livre intitulé « EPGM – EPIGN – GIGN : L’HERITAGE » est en cours d’impression et sera disponible courant avril 2026. Celui-ci retrace, non seulement l’épopée de l’Unité depuis sa création en 1971 à sa fusion en 2007 avec le GIGN 2.0, mais rappelle également ses origines puisées dans le conflit en Indochine et en Algérie, et l’empreinte qu’elle a laissé sur le GIGN 3.0 actuel.

Ce travail mémoriel voire historique, largement illustré, est le fruit de 3 années de recherches avec la participation d’une centaine de nos camarades au travers de leurs témoignages et expériences vécues, d’une banque de photos (10 000), de documents officiels et de presse vérifiés et croisés.

L’édition prestige est limitée à 1000 exemplaires, numéroté, au prix de 35 €  (hors frais de livraison postaux fixés à 12 euros); 

Nous précisons également à toute fin utile, que l’intégralité des bénéfices sera pour l’Association Du Gendarme Parachutiste, tout comme les droits d’auteur qui lui sont cédés.

 

Il est en précommande actuellement sur le site « HELLOASSO », en cliquant directement sur le lien suivant : 

https://www.helloasso.com/associations/association-du-gendarme-parachutiste/boutiques/livre-epgm-epign-gign-l-heritage

 

Le nombre d’exemplaires à la vente est limité à un par famille.

Il pourra être récupéré à Saint Avit (40) mi-avril, à Vallères (37) les 23 et 24 mai, ou envoyé par colis postal à compter de mi-avril (frais d’expédition en sus). L’auteur, Andréa FRANCHI (brevet 205 EPIGN), sera présent lors du Congrès de Souge et pourra, s’il en est besoin, en faire la présentation.

Information de dernière minute. Le Général d’Armée Hubert Bonneau – actuel DGGN (ancien patron de l’EPIGN, et du GIGN 2.0) a rédigé la Préface du livre ce qui n’est pas anodin !

 

Merci par avance.

Andréa FRANCHI

Président de l’Association Du Gendarme Parachutiste

07 88 46 49 82

 

Commémoration à Toul le 8 août 2025 _ Mission « Aube » général Bigeard

Défi 24 h de vélo.

Les 14 et 15 août prochains, le sergent de réserve Eddy CANDEHORE, relèvera un défi d’envergure : parcourir 700 km à vélo en 24 heures à Nogaro (Gers), au profit de l’association Terre Fraternité – Ado.

Ce défi personnel est aussi un acte de solidarité fort envers nos blessés et les familles endeuillées de l’armée de Terre.

En mobilisant son endurance, son courage et sa détermination, le sergent Candehore incarne les valeurs fondamentales de notre école : dépassement de soi, audace et solidarité.  

Comment le soutenir ?

Une cagnotte HelloAsso est ouverte pour recueillir vos dons, libres ou calculés par kilomètre parcouru :

N’hésitez pas à suivre le grand défi d’Eddy sur @defis_c.l.e.s