MESSAGE DU PRESIDENT NATIONAL A L’OCCASION DE LA SAINT-MICHEL 2026

Au cours des prochaines semaines, Saint-Michel va être honoré aux niveaux national et local. A Paris, nous raviverons la flamme sous l’Arc de triomphe. La visite du Pape au même moment nous oblige à adopter un format réduit. C’est donc en province, sur tout le territoire que le cœur battant de l’UNP vibrera en fêtant notre saint-patron et en pensant aussi à tous les paras qui ont participé à l’opération Mousquetaire il y a maintenant 70 ans.

 

L’archange est intimement lié à l’histoire des paras français : tout d’abord distribué en médaillon aux paras du 2e RCP / 4e SAS avant de sauter sur la Bretagne à la veille du D-Day, puis célébré une première fois en juin 1948 en la cathédrale d’Hanoï . Les paras de la France Libre qui constituèrent l’ossature des unités parachutistes de l’Indochine sont aux fondements de nos traditions et de l’esprit si particulier des paras français.

Le recours à un saint patron est une vieille tradition bien française qui dépasse très largement le cadre des armées. Nombreux sont les corps de métier qui disposent d’un saint patron : viticulteurs, charpentiers, éleveurs, mécaniciens, etc. Les parachutistes ont naturellement choisi l’archange Saint-Michel dont le fait d’arme fut de terrasser le Dragon.

Combien d’entre nous ont invoqué sa protection face au danger, dans les moments difficiles en opération ou plus couramment dans la carlingue au moment du « debout, accrochez » ? L’homme est ainsi fait que le sentiment de profiter d’un appui protecteur l’aide à affronter le danger, l’insupportable ou la mort.

Fêter Saint-Michel est un puissant moment de communion entre tous ceux qui ont un jour franchi la porte d’un avion avec un parachute sur le dos, quelles que soient leur armée, leur origine, leur condition ou leur croyance. Autour de la messe et du traditionnel repas, il nous appartient d’entretenir cet esprit fait d’audace, de dynamisme, de goût de l’imprévu, de fraternité et de sens de l’initiative que nous ont transmis nos Anciens et que nous devons partager et transmettre, à notre tour, aux générations montantes.

Par Saint-Michel, vivent les paras !

 

 

GCA(2S) Vincent GUIONIE

Ravivage de la flamme : une cérémonie empreinte de recueillement le 26 septembre 2026

 

Le 26 septembre à 19 h 30, la cérémonie de ravivage de la flamme s’est tenue à l’Arc de Triomphe, en présence de représentants de l’UNP (Union Nationale des Parachutistes).

En raison des restrictions mises en place à la suite de la visite du pape Léon XIV, seuls 35 participants étaient autorisés à prendre part à la cérémonie. Malgré cette présence volontairement limitée, le rendez-vous a conservé toute sa solennité et sa portée symbolique, autour du devoir de mémoire et des valeurs de fraternité qui unissent le monde combattant.

Après les chants liturgiques qui avaient marqué l’après-midi sur les Champs Elysées, les parachutistes se sont retrouvés à l’Arc de Triomphe pour participer au ravivage de la flamme. Ce geste hautement symbolique a rendu hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour la France et perpétué le souvenir des générations combattantes.

À l’issue du ravivage de la flamme, les parachutistes ont alors entonné ensemble la traditionnelle Prière du para. Dans ce lieu chargé d’histoire, ce chant a constitué un moment particulièrement fort, réunissant les participants dans le recueillement, la fraternité et le respect des traditions parachutistes.

Un dîner placé sous le signe de la convivialité

À l’issue de la cérémonie, l’ensemble des membres présents au ravivage s’est retrouvé autour d’un dîner au restaurant Le Coq en Pâte, à Paris. Ce moment convivial a réuni les participants, en présence du président national de l’UNP ainsi que des présidents des sections 750, 781 et 600.

Cette rencontre a permis de prolonger les échanges dans une ambiance fraternelle et chaleureuse, renforçant les liens entre les membres et illustrant les valeurs de solidarité et de camaraderie qui animent l’Union Nationale des Parachutistes.

 

Important : 

Ne pas oublier la remise du mérite unp par le président national le général de corps d’armées Guionie à M Jacob Raymond sous l’arc de triomphe, porte drapeau de la section 750.

 

 

 

 

 

 

 

Galerie Images (Images UNP)

 

Communiqué du Général Jean Claude Lafourcade concernant l’opération Turquoise

Le 9 septembre 2026

Communiqué du Général Jean Claude Lafourcade

Ancien Commandant de l’opération Turquoise

   Depuis plus de vingt ans les soldats français ayant participé à l’opération Turquoise sont accusés devant la Justice de « crimes contre l’humanité » et « complicité de terrorisme ».

   Le 9 septembre 2026 la Cour de cassation a validé l’arrêt du 11 décembre 2024 de la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris qui rejetait les pourvois des parties civiles. En cela la Cour de cassation a confirmé les deux ordonnances de non-lieu prononcés par les juges d’instruction concernant les militaires de l’opération Turquoise au Rwanda en 1994.

   Au terme de plus de deux décennies d’investigations marquées par des centaines d’auditions de témoins et l’exploitation de milliers de documents, dont de nombreux déclassifiés, il est établi qu’aucune responsabilité pénale de l’armée française et de ses soldats ne peut être recherchée.

   En 2005, les associations Survie, Ibuka, FIDH, Licra et six ressortissants rwandais portaient plainte contre les militaires français ayant servi au Rwanda. Ils leur reprochaient notamment d’avoir sciemment abandonné pendant trois jours les civils tutsis réfugiés dans les collines de Bisesero, à l’ouest du Rwanda, laissant se perpétrer les massacres de centaines d’entre eux du 27 au 30 juin 1994.

   Les conclusions de la justice sont claires et définitives : « Lors des événements de Bisesero les forces militaires françaises déployées au Rwanda ne se sont pas rendues complices par abstention de crimes de génocide et de crimes contre l’humanité commis sur des civils tutsis ». La Cour de Cassation est venue ce jour confirmer « le caractère approfondi de l’enquête diligentée. »

   Dans cette affaire, j’ai constaté pendant plus de 20 ans un acharnement médiatique et politique de la part de personnalités diverses entretenant la thèse de la culpabilité des militaires français et qui se sont révélés être davantage des militants que des journalistes ou des chercheurs. Ceux-là, qui se reconnaitront aisément, sans oublier le régime de Kigali, ont fait beaucoup de mal à nos soldats

   Ils ont participé à cette opération de désinformation et d’insinuations par des commentaires publics, des articles, des interviews, des livres, la participation à des colloques orientés ou par des pétitions visant à faire pression sur la justice de notre pays. Ils devraient aujourd’hui avoir à rendre des comptes pour avoir porté atteinte à l’intégrité morale des soldats français accusés à tort des crimes les plus graves. Sont-ils capables de faire leur mea-culpa pour rendre leur honneur aux militaires bafoués ?

   Pendant 20 ans la sphère médiatique dans son ensemble a complaisamment relayé les thèses infamantes et les affirmations péremptoires mensongères de ces accusateurs. Les responsables de rédaction devraient s’interroger sur leur soutien à cette désinformation odieuse et injuste. Je leur demande de prendre acte de la décision de la Cour de cassation qui a valeur historique. C’est le moins que nous puissions attendre de professionnels de l’information, afin de réhabiliter l’action des soldats français.

   Je rappelle que l’opération Turquoise a été menée avec humanité, impartialité et dans le respect de l’éthique qui caractérise l’armée française. La France a été le seul grand pays à intervenir pour mettre fin au génocide. Réalisée dans des conditions éprouvantes et complexes elle a permis de sauver des milliers de vies et de soigner de très nombreuses victimes.

   Il est grand temps que les soldats français de Turquoise, maintenant réhabilités, puissent afficher la fierté de ce qu’ils ont accompli au Rwanda en 1994.

 

Der Deutsche – Fallschirmjäger 4/2026