Marseille : Les forces spéciales se posent en parachute sur la pelouse du stade Vélodrome avant le match.

Les spectateurs présents dans le stade Orange Vélodrome de Marseille ont eu la surprise de voir atterrir, dimanche soir (28 janvier 2018) sur la pelouse cinq parachutistes des forces spéciales.
Dimanche soir, l’opération de com’ des services de recrutement l’Armée Française était réglée comme du papier à musique : les chuteurs du 13ème Régiment des Dragons Parachutistes (RDP) n’avaient pas le droit à l’erreur. Et pour cause : 60 000 spectateurs et une retransmission télévisée en direct étaient là pour témoigner de leur performance.

Un saut… périlleux
« Le 13 », comme le surnomment les effectifs du 13ème RDP, est constitué de soldats d’élite français. Ces forces spéciales ont été mises à contribution, dimanche 28 janvier 2018 au soir, lors du match de football « OM – AS Monaco », pour promouvoir le recrutement de l’armée française. Les parachutistes avaient pour mission de sauter d’un avion survolant la cité phocéenne pour venir se poser sur la pelouse et déposer le ballon aux pieds de l’arbitre.

Un véritable exploit technique
Les militaires ont réussi leur mission avec brio malgré la difficulté, les tribunes du stade étant couvertes. Le public, au stade ou bien devant sa télévision, a pu suivre le saut de 2000 mètres en direct grâce aux caméras embarquées dans l’avion largueur. Deux des cinq chuteurs transportaient leur équipement complet, pesant 60 kg.

Un saut « inoubliable »
Les militaires des forces spéciales ont été ovationnés avec une rare intensité par les milliers de supporters présents. Les parachutistes aussi ont vécu un saut « inoubliable », selon les dires de l’un des chuteurs peu après son atterrissage.

Actualité internationale…

synthèse de l’actualité internationale de décembre 2017

Source, journal ou site Internet : Diploweb

Date : 31 décembre 2017

Auteur : Axelle Degans

Adressé par Jean-François Mazaleyrat

Voici une synthèse de l’actualité internationale de décembre 2017 qui sera fort utile à tous ceux qui veulent disposer d’un point de l’actualité géopolitique. Ce point a le mérite de faire une synthèse des évènements marquants sur le plan géopolitique en ce dernier mois de l’année écoulée (décembre 2017) et donner ainsi au lecteur une vision générale assez complète et précise au seuil de cette nouvelle année 2018 qui promet d’être également riche et variée dans ce domaine…

1- Le sort des urnes

En Espagne, la Catalogne a voté en décembre 2017 pour renouveler son parlement régional. Le taux de participation est élevé, plus de 80 % des électeurs se sont déplacés. Le parti centriste libéral Cuidadanos est arrivé en tête des suffrages avec 25 % des voix, mais les trois partis indépendantistes obtiennent, ensemble, la majorité. Au Honduras, Salvador Nasralla a prévenu qu’il ne contesterait pas la victoire déjà reconnue par les Etats-Unis du président Juan Orlando Hernandez. Elle est pourtant contestée par ses opposants qui manifestent contre les fraudes. Au Chili, le conservateur Sebastian Pinera a été élu en décembre 2017 avec plus de 54 % des voix à la présidence de la république, charge qu’il a déjà occupée de 2010 à 2014. Au Libéria, George Weah a remporté fin décembre 2017 assez confortablement les élections présidentielles de son pays. C’est une première à plusieurs titres : premier ancien footballeur (attaquant du Paris Saint-Germain) à prendre la direction de son pays, premier ballon d’or africain, premier membre de l’ethnie Krou (un « autochtone » et non pas un descendant des esclaves affranchis arrivés des États-Unis) à accéder à la magistrature suprême. Il a remporté les élections en choisissant pour colistière Jewel Howard-Taylor, ex-femme de Charles Taylor (un des pires bourreaux du continent africain, aujourd’hui en prison pour crimes contre l’humanité). Il a reçu le soutien de Prince Johnson, autre protagoniste tristement célèbre de la guerre civile qui a ensanglanté cette région. George Weah ne peut se targuer d’avoir présenté un programme électoral précis et clair. Il s’est engagé à combattre la corruption et à développer l’éducation… Il est néanmoins élu à la suite d’une transition démocratique. 

2- Le temps des héritiers ?

En Inde, Rahul Gandhi prend courant décembre 2017 les rênes du parti du Congrès, remplaçant sa mère Sonia Gandhi actuelle présidente de ce parti. Il succède à son arrière-grand-père, Nehru, à sa grand-mère Indira Gandhi et à son père Rajiv, tous premiers ministres et illustres membres de ce parti. Une dynastie au cœur de la plus grande démocratie du monde. En Afrique du Sud, l’ANC, le parti de Nelson Mandela, vient de désigner un successeur à l’actuel président Jacob Zuma. Ce dernier est des plus décrié pour ses prises de position (par exemple par rapport au Sida dont la prévalence est particulièrement élevée en Afrique du Sud) comme pour sa pratique du pouvoir (scandales de corruption…). Cyril Ramaphosa a été désigné, de justesse, à la tête de l’ANC. Il est l’ancien dauphin de Nelson Mandela et devrait se présenter aux élections de 2019, même si le vice-président et le secrétaire général de l’ANC sont des proches de Jacob Zuma. 

3- La violence toujours

Un attentat en Égypte a de nouveau frappé fin décembre 2017 la communauté copte faisant une dizaine de victimes. Le bilan est similaire au Pakistan où la communauté chrétienne a de nouveau été endeuillée à la suite d’un attentat qui l’a frappée. A Kaboul, une quarantaine d’Afghans chiites de la communauté Hazara a été tuée dans un attentat suicide revendiqué par l’EI. Daech et les Talibans ont fait de la capitale afghane l’une des villes les plus dangereuses du monde. Une bombe a explosé dans un magasin de Saint-Pétersbourg blessant une dizaine de personnes. La Russie est très régulièrement touchée par des attentats, le climat y est assez anxiogène en raison du retour probable de djihadistes jusque-là engagés dans la guerre en Syrie. 

4- Du nouveau à l’Est…

La Russie de Vladimir Poutine annonce en décembre 2017 un retrait – partiel – de ses troupes engagées en Syrie après la prise des principaux bastions de l’EI (Raqqa Der el-Zor…).  Vladimir Poutine a annoncé qu’il est candidat à sa succession. Il brigue un nouveau mandat de président de la fédération russe pour six ans, et les médias l’ont déjà … intronisé tant l’issue du futur scrutin semble courue d’avance. Son principal opposant, Alexeï Navalny ne peut se présenter à l’élection présidentielle, en raison d’une condamnation judiciaire. Washington autorise la vente d’armes à l’Ukraine, toujours engagée dans une guerre de « basse intensité » avec les « séparatistes » du Donbass soutenus par Moscou. Le Kremlin a mal pris cette annonce qui inquiète aussi Paris et Berlin

5- Les tensions sont vives au Proche et au Moyen-Orient

En Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS) a procédé à une vague d’arrestations, notamment au sein de la famille royale, au motif de la lutte anti-corruption. Les libérations se font contre le paiement d’une lourde amende qui devrait apporter 100 milliards de dollars au Trésor public saoudien. Selon l’agence Bloomberg, le prince Mutaib – fils du roi Abdallah et ancien homme fort du pays – aurait accepté de payer un milliard de dollars pour pouvoir quitter librement sa suite du Ritz-Carlton de Riyad. La diplomatie du prince héritier MBS est mise à mal courant décembre 2017, non seulement par ses erreurs géopolitiques, mais aussi par la championne du monde d’échec, l’Ukrainienne Anna Muzychuk qui refuse de venir concourir en Arabie saoudite. Elle préfère perdre ses deux titres mondiaux plutôt que se conformer aux règles vestimentaires et comportementales de Riyad, dénonçant ainsi la condition des femmes du pays en charge du Conseil des droits de l’homme et qui vient d’entrer à la Commission des droits de la femme à l’ONU. Un courage rare, qui ne sert pas MBS ni sa politique d’ouverture déjà écornée avec l’enlisement au Yémen, l’affaire Hariri (voire Actualité internationale de novembre 2017) et le refus d’accueillir les joueurs d‘échecs israéliens, refus qui va à l’encontre du règlement de Fédération internationale d’échecs. Au Yémen, l’ex-président Abdallah Saleh a été tué en décembre 2017 par les rebelles Houthis, honnis par Riyad. Celui qui a régné sur son pays pendant 32 ans avait été chassé du pouvoir lors des « révoltes arabes » en 2012. Depuis lors, il s’est appuyé sur cette minorité chiite houthie qu’il avait combattue quand il était au pouvoir. A la veille de sa mort, il opère un spectaculaire renversement d’alliance, qui lui coûte la vie, en se rapprochant de l’Arabie saoudite. Celle-ci mène, à la tête d’une coalition régionale, une guerre au Yémen notamment dirigée contre les Houthis. Ce conflit aurait déjà fait plus de 10 000 morts et provoque l’une des crises sanitaires les plus graves de ce début du XXIème siècle. La disparition de Saleh est un incontestable revers pour l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane, elle n’est en rien un facteur de désescalade de la crise yéménite ou de stabilisation d’un pays qui occupe une position géostratégique essentielle face à la corne de l’Afrique, au débouché de la mer Rouge. Le détroit de Bab el-Manded est crucial pour le commerce mondial, en particulier des pétroliers qui empruntent le canal de Suez. Le pétrole a de nouveau réuni en décembre 2017 les membres de l’OPEP – le cartel des producteurs et exportateurs de pétrole créé en 1960 – et la Russie. Ils ont trouvé un accord de limitation de la production pour éviter une dégringolade des cours. La martingale est, en effet, difficile à trouver. Pour équilibrer leur budget Moscou a besoin d’un baril à environ 50 dollars mais Riyad à environ 70 dollars. D’un autre côté, les États-Unis ont réussi à abaisser le seuil de rentabilité de l’exploitation des huiles de schiste à 54 dollars le baril… Les pays producteurs et exportateurs de pétrole sont donc dans une inconfortable situation car une hausse sensible des prix stimulerait la production américaine (et donc finirait par faire baisser les cours) mais le cours actuel du pétrole est insuffisant pour équilibrer les comptes de nombreux producteurs bien trop dépendants de la rente pétrolière. Cette réunion ne fait que souligner l’importance nouvelle de la Russie sur le marché de l’or noir.

6- Du nouveau à l’Ouest…

Slobodan Praljak s’est suicidé en décembre 2017 en pleine séance du Tribunal international de la Haye, chargé de juger les crimes perpétrés lors de la guerre civile en Yougoslavie. Cet ancien général croate était accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans le cadre d’un nettoyage ethnique anti-bosniaque musulman dans la région de Mostar. Le général Parljak, qui est considéré comme un héros pour de nombreux Croates, a bu du poison en proclamant qu’il n’était pas un criminel. L’Union européenne vient de publier en décembre 2017 une « liste noire » des paradis fiscaux. Elle avait prévenu qu’aucun pays membre de l’Union n’y figurerait et elle ne prend pas en compte les places financières qui pratiquent l’optimisation fiscale, une vraie limite de cette « liste noire »… Finalement, 17 pays y figurent dont le Bahreïn, Grenade, la Corée du Sud, les Émirats arabes unis, les iles Marshall ou la Tunisie… mais ni le Maroc ou le Cap Vert… in extremis. Une autre « liste grise » rassemble 47 États et juridictions comme l’ile de Man, la Turquie ou le Qatar ; ces derniers ont mis en œuvre des « réformes rapides ». Cette démarche a pour vertu de maintenir une certaine forme de pression sur les paradis fiscaux, car l’Union ne propose pas de sanctions en raison de très fortes réticences du Royaume Uni, des Pays-Bas ou du Luxembourg. Ces « listes » de l’UE sont elles autre chose que d’un rideau de fumée ?  La Commission européenne a présenté courant décembre 2017 ses projets de réforme pour la zone euro. La prudence est le principal mot d’ordre. On peut relever certaines propositions telle celle de remplacer le Mécanisme européen de stabilité (MES) par un Fonds monétaire européen pour aider les membres de la zone euro qui en aurait vraiment besoin, un prêteur au dernier recours comme l’est actuellement le FMI, mais ici pour les banques européennes. Ce fonds serait responsable de ses actes devant le Parlement européen. Si aucun budget de la zone euro n’est prévu, plusieurs fonds seraient alloués pour augmenter la convergence économique voire soutenir l’investissement. Ces différentes propositions doivent maintenant être débattues entre les États membres de la zone euro.  L’Union européenne et Londres ont signé un accord pour préparer le Brexit. Les pierres d’achoppement sont nombreuses (libre circulation des hommes, frontière irlandaise, montant du chèque de sortie…) et les négociations sont loin d’être terminées.

7- L’Afrique reste aussi sous tension

Le président Emmanuel Macron s’est rendu durant l’été 2017 au Sahel pour développer un « G5 Sahel » pour sécuriser cette vaste région où opère déjà l’armée française, déployée au sein de l’opération Barkhane. Si près de 4 000 soldats français sont à pied d’œuvre en décembre 2017, il faut préparer l’avenir et investir les protagonistes locaux. Paris mise sur cinq pays : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad. Il ne s’agit pas d’un retrait des forces françaises, la lutte contre le djihadisme y est d’une brûlante actualité, mais d’un relai africain financé (environ 460 millions d’euros par an) par les Européens qui ont déjà promis d’apporter 50 millions d’euros, la France 8 millions… et l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis devraient y participer à la hauteur de 100 millions.  En République démocratique du Congo, 15 casques bleus ont été assassinés en décembre 2017 et 53 autres blessés lors d’une attaque probablement menée par l’ADF (Forces démocratiques alliées, des ougandais musulmans). Cette attaque qui frappe délibérément des casques bleus est assez étonnante. 

8- Un coup de tonnerre américain

Donald Trump annonce en décembre 2017 la volonté des États-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem, ce qui revient à la reconnaitre comme capitale d’Israël. Or, la ville sainte l’est pour les trois religions monothéistes et les Palestiniens revendiquent Jérusalem-Est comme capitale de leur possible futur Etat. Cette annonce fait l’effet d’un coup de tonnerre, les condamnations ont été nombreuses dans le monde arabo-musulman comme en Occident. Pourtant, Donald Trump a eu soin de ne pas délimiter géographiquement ce qu’il entendait par le fait que Jérusalem (toute la ville ou seulement sa partie occidentale ?) pourrait devenir la capitale de l’État hébreu. Les nombreuses condamnations n’ont pas débouché, comme on l’avait craint, sur un embrasement du Proche et du Moyen-Orient. Le dossier israélo-palestinien est bloqué depuis des années, le régime de Ramallah est à bout de souffle… Cette annonce – qui tient du coup de poker – pourrait faire évoluer le dossier, vers un règlement de paix avec une solution à deux États…. ou faire plonger la région dans le chaos. Il n’en reste pas moins que la décision finale de la localisation de sa capitale revient à Israël. Le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé à Washington de revenir sur sa décision de reconnaitre Jérusalem pour capitale. Le Guatemala vient d’annoncer fin décembre 2017 son intention de transférer son ambassade à Jérusalem, appuyant ainsi la décision étatsunienne. 

9- Des inquiétudes pour le commerce mondial ?

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a réunit en décembre 2017 ses 164 membres à Buenos Aires. Son directeur général, le brésilien Roberto Azevedo, n’a pu que dresser le constat d’un échec. Qui sont les responsables ? Ils sont nombreux. L’Inde bloque un accord pour limiter la surpêche, les États-Unis de Donald Trump ne veulent plus jouer le jeu de l’OMC et sont le facteur explicatif essentiel de l’actuel blocage… En fait, les tentations protectionnistes sont de plus en plus fortes, et pas seulement aux États-Unis, et le multilatéralisme fait moins recette aussi bien auprès de Washington que de Bruxelles qui vient de signer un accord bilatéral avec le Japon, après l’avoir déjà fait avec le Canada, et bientôt avec le Mercosur…. L’impasse actuelle de l’OMC n’est donc pas, dans ces conditions, très étonnante.  Après le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta), l’Union européenne vient de signer, un traité de libre-échange avec le Japon. Le Jefta est vu comme un des traités commerciaux les plus importants. Ainsi, 97 % des droits de douane des exportations de l’UE vers le Japon devraient être supprimés, en particulier sur les produits agroalimentaires. La signature d’accords commerciaux internationaux relève de la compétence européenne. La signature du Ceta avait soulevé de vifs débats en Europe.

10- Bonnes nouvelles

Lors d’une visite officielle du président Macron au Qatar, plusieurs entreprises françaises ont signé d’importants contrats, pour environ 12 milliards d’euros. Suez va dépolluer un chantier pour plus de 100 millions d’euros, Dassault a signé pour 12 Rafales, Nexter devait livrer des véhicules blindés de combat (VBCI)… Il s’agit d’une bonne nouvelle pour les emplois industriels en France. Reste à savoir s’il s’agit d’une contribution à la paix dans cette région explosive. Ces contrats s’expliquent d’abord pour des raisons diplomatiques car le Qatar, mis au ban de la CCG par Riyad, a besoin d’alliés…  La fusée Ariane 6 est mise en production pour un premier vol prévu vers 2020. 

Billet du général (2S) Roudeillac: « Je fais la guerre » (Clémenceau)

 

Je ne sais pas si « la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires », mais l’actualité démontre que la guerre menée contre le terrorisme islamique par « les autorités civiles » est perdue d’avance si ces autorités gèrent comme elles le font  la « guerre » qu’elles disent vouloir mener.

Le tout récent procès du frère du tueur de Toulouse et de Montauban est significatif à cet égard.

Au nom du sacro-saint principe voulant que la France soit un « état de droit », les responsables civils croient pouvoir « faire la guerre » selon les lois du temps de Paix et traiter les criminels de guerre selon les  lois applicables à un voleur de pommes.

             

Alors certes une première prise de conscience est-elle patente dans la nouvelle loi sur la lutte contre le terrorisme, qui vient d’être adoptée,  puisque si le frère du tueur de Toulouse avait été jugé en fonction de ce nouveau texte, alors aurait-il écopé de 30 ans de réclusion et non 20 ans.

 Il est donc prouvé que le législateur peut prendre conscience de l’inanité des mesures prises jusqu’ici  pour lutter contre le terrorisme islamique.

 

Il appartient ainsi désormais aux responsables politiques de » faire de la Politique », c’est à dire de faire la guerre selon des dispositions légales qui leur permettent de la gagner.

L’opinion publique le demande et seuls quelques idéologues « hors sol », pensent que la guerre est un acte banal s’accommodant de la loi ordinaire.

Concluons donc en disant que la guerre contre le terrorisme islamique est une chose trop vitale pour la nation, pour être confiée à des magistrats pour qui le code civil du temps de Paix serait à lui seul dissuasif et dénonçons ceux qui par lâcheté proclament aujourd’hui qu’il ne s’agit pas de mener une guerre….

Sans doute faut-il que ces politiques envisagent de redorer le blason de feu les tribunaux militaire, lorsqu’il s’agit de juger des criminels de guerre….de plus en plus nombreux à court terme, semble-il .

Daniel Roudeillac

 

(Saint-Cyrien, le général de division (2S) Daniel Roudeillac est né en 1937. Il sert dans les troupes aéroportées jusqu’en 1994, et exercera notamment les fonctions de Commandant supérieur en Caraïbe. Chef de corps au Liban et au Tchad, il commande le Groupement aéroporté avant de rejoindre Bonn en Juin 1989 où il sera l’Attaché de Défense de l’ambassade de France en Allemagne. Il suit à ce titre les travaux des planificateurs de la Bundeswehr et veillera à la pérennité de la coopération militaire franco-allemande. Germaniste, co-auteur d’un dictionnaire de défense, ancien auditeur du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM) et de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), le Général D. Roudeillac est Officier du Mérite de l’Allemagne Fédérale et Commandeur de la Légion d’Honneur et de l’Ordre National du Mérite).

Projet de communiqué du Comité National d’Entente des associations patriotiques et du monde combattant suite aux propos du Chef de l’Etat du 19 octobre 2017.

Au nom de l’UNP, son président, le général Caille, a donné son accord au projet de communiqué du CNE (Comité National d’Entente) en lui demandant d’ajouter que nous comptons sur la détermination du Président de la République pour défendre cette spécificité française qui touche à la disponibilité des militaires, garantie de notre efficacité opérationnelle.

Le projet de communiqué en question est le suivant:

Le Comité National d’Entente se félicite des propos très clairs tenus par le Président de la République, au cours de son allocution du jeudi 19 octobre 2017, devant les forces de la Sécurité intérieure et leur haute hiérarchie.

Le chef des Armées a notamment prononcé ces termes :  » sur le sujet du temps de travail, je dirai aussi clairement que ma détermination est complète pour qu’aussi bien la Gendarmerie que les Armées de manière générale ne sont pas concernées par la directive bien connue. Les choses sont claires, notifiées à qui de droit et seront portées jusqu’à leur terme ».

Cette mise au point, sobre et claire, permet de mettre un terme aux interrogations ou aux réflexions que d’aucuns d’entre nous se posaient : certains, en effet, souhaitaient se conformer systématiquement aux normes européennes, et plus particulièrement à la directive européenne sur le temps de travail, qui prévoit notamment un plafond limité à 48 heures par semaine….

Cette mise au point nous semble en parfaite conformité avec les premiers termes du statut général des militaires, qui précise que « l’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice, pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême, discipline, disponibilité, loyalisme et neutralité.  » 

L’expérience acquise au cours des opérations extérieures, des engagements sur le territoire national, de l’entraînement opérationnel et de la vie de garnison montre que nos forces armées, comme les personnels qui les constituent, n’ont pas à rougir, de leur statut, restent fiers de leur disponibilité et veillent au respect des règles d’engagement et de comportement pour le succès de la mission.

Le CNE fait confiance à la hiérarchie militaire et à toute la chaîne de commandement – qu’il s’agisse des Armées ou de la Gendarmerie – pour qu’elles continuent à prendre en compte la condition du personnel ; l’expérience révèle qu’elles savent faire preuve d’humanité, plus particulièrement quand la mission et les circonstances ont exigé beaucoup de leur personnel.

Général d’armée (2s) Bruno Dary

Président du Comité national d’entente

Communiqué aux Délégués Régionaux et Présidents de sections.

Un article de Monsieur Alain Sanders dans le journal PRESENT du 11 octobre 2017 met en cause l’UNP après la parution d’un nouvel album du chanteur Bernard Lavilliers.

Dans cet album, l’artiste bien connu pour ses fantasmes, frasques et démêlés avec la police, cherche à provoquer pour se faire remarquer et sortir de l’indifférence générale en reprenant dans l’une de ses chansons un poème de 1957 fustigeant l’action des paras français en Algérie. Il commente ce choix en comparant les « tueurs de l’Etat » et l’Armée aux Djihadistes.

Chacun sait combien ce personnage dédaigneux serait le premier à supplier la France et son Armée de la protéger s’il venait à être lui-même menacé.

Dans la difficile période actuelle, nos combats doivent rechercher l’efficacité et la lucidité sans s’user dans les différents avec des personnes irrévérencieuses.

En accord avec l’Armée de Terre et avec l’Association de Soutien à l’Armée Française, l’UNP estime que l’épiphénomène de la chanson de B. Lavilliers ne recueillera ni le soutien ni la sympathie de nos compatriotes, et ne justifie d’autre réaction que l’indifférence et le mépris.

Plus que jamais l’UNP demeure fidèle à ses Anciens et à leurs glorieux combats, soutient ses jeunes actuellement en opérations, et se tient prête à agir fermement lorsque la situation et les enjeux le commanderont.

Par ailleurs, on peut s’étonner des prises de position du journaliste Alain Sanders, se disant des nôtres et appelant à des réactions d’une autre époque. Cet héroïsme épistolaire aurait pu mériter auprès de la rédaction du journal une réplique brutale de l’UNP après avoir été mise en cause pour sa prétendue passivité.

Ecrit par A. Sanders, un projet de rectification (ci-dessous) nous a été transmis ce jour, et devrait paraitre dans le prochain numéro de PRESENT. Il semble donc que Monsieur Sanders veuille désormais reconnaitre le bien-fondé de l’esprit actuel de l’UNP.

Général (2S) Patrice CAILLE – Président de l’UNP

Le 23 octobre 2017.

Projet de rectification de Mr. Alain Sanders:

Para, rien ne saurait t’émouvoir…

Un de nos lecteurs amis (en est-il d’autres d’ailleurs?), fidèle abonné de surcroit, s’est ému (voire indigné) que, dans mon article sur Bernard Lavilliers (Présent du 11 octobre), j’ai évoqué sans beaucoup de déférence, mais ce n’était aucunement l’objet de mon coup de gueule, l’actuelle présidence de l’Union Nationale des Parachutistes.

Membre du Bureau national de l’UNP, notre lecteur aurait été à deux doigts, si son attachement à Présent ne l’avait tenu à l’écart d’une telle extrémité, de demander un droit de réponse. Alors faisons une « mise au point » pour mon propos « pour le moins déplacé pour d’anciens combattants parachutistes qui trouvent dans l’UNP une famille para active et solidaire »: vieux nostalgique que je suis de Romains-Desfossés, je n’ai pas mesuré combien l’actuelle présidence est active et solidaire. Dont acte. Et comme on chantait naguère, « Para, rien ne saurait t’émouvoir… ».

Alain Sanders

alain.sanders@present.fr

Syrie/Irak: un parachutiste des forces spéciales françaises « tué au combat »

Un parachutiste des Forces spéciales françaises a été « tué au combat » dans la zone syro-irakienne, a annoncé samedi 23 septembre dernier, l’Elysée, une première depuis le lancement il y a trois ans de l’opération Chammal de lutte contre le jihadisme au Moyen Orient.

Ce soldat, un adjudant du 13ème régiment de Dragons parachutistes, conseillait des forces locales luttant contre le groupe Etat islamique (EI), quand il a été victime d’un tir sur la position qu’il occupait, a précisé à l’AFP le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l’Etat-major des armées.

Dans un communiqué, le président de la République a « salué le sacrifice » de cet « adjudant du 13ème régiment de dragons parachitistes, tué dans l’accomplissement de sa mission pour la défense de notre pays, la protection de nos concitoyens et la lutte contre la barbarie ».

Le président de l’UNP a aussitôt envoyé un message de condoléances et de soutien au chef de Corps du 13 ainsi qu’à l’amicale:

 » Le Général (2S) Patrice CAILLE, président de l’Union Nationale des Parachutistes et les membres de l’UNP, vous adressent leurs fraternelles condoléances apprenant ave une grande peine la mort au combat de l’Adjudant Stéphane G., soldat d’élite dans la tradition discrète du 13° Régiment de Dragons Parachutistes.

Nos pensées vont aussi vers son épouse et leur petit fille de 10 mois qui peuvent compter sur l’aide de toute la famille parachutiste.

Que Saint Michel veille sur eux. »

Général P. CAILLE

Alerte aux Antilles – message de soutien

Les Antilles ont été durement frappées ces derniers jours par l’ouragan « Irma »

Parmi les nombreuses missions des unités parachutistes s’inscrivent également, compte tenu des circonstances, des missions de soutien aux populations en détresse.

L’UNP et son président ont, bien évidemment, adressé un message de soutien à nos camarades du 3ème RPIMa mis en alerte à cette occasion:

Le général (2S) Patrice Caille et l’ensemble des membres de l’Union Nationale des Parachutistes saluent la réactivité du 3 ème RPIMA à l’occasion de son départ sur alerte vers les Antilles.

L’UNP soutient et encourage le 3 ème RPIMA dans sa mission originale,  surprenante pour des forces de combat, mais sans aucun doute délicate.

L’adaptabilité, le dynamisme et le dévouement du régiment-Bigeard seront une nouvellement fois vraisemblablement sollicités et soulignés.

Bonne chance aux « Carcassonnais » !

Général Patrice Caille

Décès accidentel d’un adjudant du 3° RPIMa

Suite à l’accident mortel dont a été victime un sous-officer du 3° RPIMa, le message ci-dessous a été transmis à l’amicale du 3:

Le général Caille et l’UNP ont appris l’accident de Caylus. 

Un nouveau « Petit » du 3 est tombé au service de notre Pays. 

Nos pensées vont à sa famille. Que son épouse et son enfant soient assurés de la compassion et du soutien des Anciens, qu’ils soient du 3 ou de L’UNP.

L’UNP se tient aussi aux côtés de l’amicale. 

Malgré ce drame le 3 continuera à  « Être et Durer » pour maintenir le souvenir de ceux qui ont tout donné pour lui et pour notre Patrie.

Général P. Caille

Billets des généraux (2S) Daniel Roudeillac et Maurice Scmitt relatifs à la démission du CEMA

Saint-Cyrien, ancien chef de corps du 3ème RPIMa, le général de division (2S) Daniel Roudeillac a servi dans les troupes aéroportées jusqu’en 1994 et exercera notamment les fonctions de Commandant supérieur en Caraïbe. Chef de corps au Liban et au Tchad, il commande le Groupement aéroporté avant de rejoindre Bonn en Juin 1989 où il sera l’Attaché de Défense de l’ambassade de France en Allemagne. Le général Roudeillac s’est exprimé sur les évènements qui secouent actuellement les Armées à travers un billet sur l’affaire de la démission du général de Villiers ainsi qu’un billet adressé au président du Souvenir Français, rapportés ci-dessous. 

Le général Schmitt, quant à lui, a occupé successivement les fonctions de chef d’état-major de l’armée de terre puis de chef d’état-major des armées de 1985 à 1991. Il s’est également exprimé notamment sur les commentaires de Mr. Castaner dans les médias à l’égard du général de Villiers. 

 

Démission de Villiers (par le général Roudeillac)

A propos du « Chef des Armées »

Le petit monde des Politiques et des journalistes jubile; Pensez-donc, le jeune Président de la République vient de sermonner les militaires. « C’est moi le Chef! Taisez-vous! et en substance…. »J’aime la réserve tenue par nos armées, qui a fait ce qu’elles sont aujourd’hui »
En pensant de la sorte et en s’exprimant ainsi, notre jeune Président de la République montre une fois de plus qu’il n’a pas compris ce que sont les militaires du 21° siècle, qu’on ne commande ni par la menace ni par des flatteries stériles, mais par la cohérence des discours et des actes. Les soldats de 2017 ne sont pas ceux que M. Macron s’imagine, ils n’obéissent plus au « chef » mais à l’homme qui les respecte, les aime et met en harmonie ce qu’il leur dit avec ce qu’il leur « donne ».

Ces soldats, ou tout au moins leurs chefs, se souviennent en effet de l’opprobre jetée sur la corporation au lendemain de la défaite de 1940. Pourquoi les Généraux n’ont-ils pas mis en exergue les faiblesses de l’appareil de défense de la France à la veille du conflit?

Il est en effet du devoir des chefs d’alerter ceux devant lesquels les « képis…et les casquettes s’inclinent » il est en effet de leur devoir d’alerter sur les conséquences des choix effectués, notamment budgétaires, lorsque les menaces s’accumulent pour mettre en danger la France. Le retard pris en matière d’équipement notamment ne se rattrape pas. Le Chef d’Etat-major des Armées s’est clairement exprimé à cet égard. C’était son devoir. Il n’y a pas lieu de le sermonner aujourd’hui comme on sermonnait hier le caporal de semaine pris en défaut de balayage.
Il ne reste plus au Gal de Villiers qu’ à démissionner, fort du constat fait que  » J’aime la réserve tenue par nos armées, qui a fait ce qu’ elles sont aujourd’hui » n’est plus d’actualité.

Il serait temps que les Président de la République mettent à jour leur « logiciel » concernant la mentalité des soldats du temps présent.
Si la discipline est la force principale des armées, il y a belle lurette que cette discipline passe désormais par le filtre de la morale, de l’éthique et du bien commun.

 

Adresse au Président du souvenir Français (par le général Roudeillac)

Le moins qu’on puisse dire c’est que vos informations ne parviennent pas jusqu’à la base, semble -t-il, une base, qui selon le discours habituel… « n’a rien compris »…les nombreux retours qui me parviennent, démontrent que je ne suis pas seul à ne rien comprendre.

Or il y a belle lurette, qu’avec d’autres, nous vous avons compris…

Quant à la décision d’engager le souvenir français dans une cérémonie visant à honorer les Présidents de la République décédés, vous aurez du mal à faire passer l’idée que cela s’inscrit dans le cadre du statut de l’Association. On pourrait comprendre, à la limite que la SMLH le fasse puisque les ex Présidents furent grand maître de l’ordre…

En fait,  tout cela correspond à une volonté Politique de pouvoir instrumentaliser, si besoin, la Mémoire, en en maîtrisant l’expression. Or la Mémoire ne saurait être commandée.  Le « culte de la mémoire » doit rester une initiative du tissus associatif concerné et s’agissant de la mémoire combattante, les Associations savent de toujours qu’il n’y a pas lieu d’en politiser ni le discours ni les actes. Vous semblez vous refuser à comprendre que vous engagez le souvenir français sur une voie hasardeuse….en considérant honorables  dans le temps tous les Présidents de la République décédés. 

Servir est une chose, servir en acceptant  le sacrifice suprême au combat en est une autre. Et c’est de ceux-là que nous devons entretenir et glorifier la mémoire. 

Vos délégués sur le terrain font un travail remarquable, ne les engagez pas dans des actions qui risqueront de les déconsidérer aux yeux de leurs concitoyens.

 

Une relance inopportune et même une faute (par le général Schmitt)

J’ai découvert avec étonnement, et même stupeur, les propos tenus par mr. Castaner, porte-parole du Gouvernement, dans le figaro du vendredi 21 juillet. Ces propos visent le général d’armée de Villiers, démissionnaire, qui avait été prolongé dans ses fonctions de chef d’état-major des armées le 30 juin 2017.

A l’origine du processus, qui a conduit à cette démission, on doit relever le manquement à son devoir de discrétion d’un membre de la commission de la défense nationale (peut-être de plusieurs). Jamais les critiques visant Bercy n’auraient du se retrouver dans les média. Pour avoir occupé les fonctions de chef d’état-major de l’armée de terre puis de chef d’état-major des armées de 1985 à 1991 j’ai, à plusieurs reprises, eu à m’exprimer devant les commissions de la défense de l’Assemblée Nationale et du Sénat. Je l’ai fait en toute franchise sans avoir eu à déplorer de fuites qui auraient, bien entendu, compromis la sincérité des propos tenus ultérieurement.

La polémique a duré environ une semaine donnant souvent lieu à des interventions et des débats de qualité. Je n’y reviendrai pas.

Le 21 juillet, sur la base aérienne d’Istres, le Président de la République a prononcé un discours à la fois important (maintien des deux composantes de la dissuasion), rassurant (engagement pour un budget porté à 34,2 milliards pour 2018) et apaisant (affirmation des vertus – au sens latin du mot – du général de Villiers et de son successeur le général Lecointre).

La polémique aurait du alors s’arrêter, chacun pouvant se remettre sereinement au travail, le Premier Ministre, la Ministre des armées, le chef d’état-major des armées dans le cadre fixé par l’ordonnance sur l’organisation générale de la défense.

Monsieur Castaner ne l’entendait pas ainsi. Alors que Président de la République s’exprimait à Istres, il gratifiait le général de Villiers dans les colonnes du figaro du 21 juillet, d’un jugement décousu, presque haineux, dont je ne retiendrai que le mot « déloyal ». Accuser de déloyauté un serviteur de l’Etat et particulièrement un militaire est insultant.

Ces déclarations de mr.Castaner méritent la poubelle. Elles risquent cependant de compliquer inutilement les rapports entre les responsables politiques et les militaires ulcérés.

A l’évidence mr.Castaner ne connait rien à la sensibilité des Soldats de la France. Sur ce sujet il est plus que temps qu’il révise les bases de sa communication. Il pourrait lire ou relire quelques auteurs Blaise de Montluc, Alfred de Vigny, Lyautey et surtout le fil de l’épée de Charles de Gaulle parmi d’autres.

Général d’armée (CR) Maurice Schmitt

CEMAT puis CEMA de 1985 à 1991

Président d’honneur national de l’association des décorés

de la Légion d’Honneur au péril de leur vie.

Communiqué du président de l’ASAF du 21 juillet 2017.

  • Les conditions de la démission du général d’armée Pierre de Villiers ont profondément et sans doute durablement réduit la crédibilité du président de la République comme chef des Armées. 
    Sa méconnaissance des questions militaires, son inexpérience et son absence de réflexion antérieure sur ce qui est « le premier devoir de l’Etat » justifiait pleinement le maintien à son poste du général de Villiers unanimement apprécié pour sa loyauté, sa franchise, sa connaissance très approfondie des questions de Défense, notamment budgétaires, et son sens de l’intérêt supérieur du pays.
  • Par des propos frisant l’autoritarisme puéril – « c’est moi le chef » –  tenus au mauvais moment et au mauvais endroit, ainsi que par son refus de traduire dans les faits les besoins urgents des armées, le Président a conduit le chef d’état-major des Armées à démissionner afin de marquer son refus de mettre en cause la cohérence des capacités opérationnelles de nos armées.
  • Dans le souci de restaurer l’image désastreuse de  « petit chef arrogant » qui est maintenant celle du président de la République, non seulement au sein des armées mais aussi de l’opinion publique, monsieur Castaner, porte-parole du gouvernement, a cru bon de se lancer dans une diatribe visant à ternir l’image du général de Villiers et à justifier l’attitude du Président .
  • Les propos de monsieur Castaner pèsent en fait le poids de leur médiocrité. Ils ont des relents d’aigreur, un goût de vengeance et suintent l’arrogance. Ce parfait ignorant des questions de Défense n’avait, à n’en pas douter, jamais lu les nombreuses auditions des chefs d’état-major expliquant la situation critique dans laquelle se trouvent nos armées.
    Sait-il que les textes des auditions sont libres d’accès sur les sites de l’Assemblée nationale et du Sénat et qu’ils peuvent être relayés par internet et les réseaux sociaux ?
  • L’ASAF, association de soutien à l’armée française, est strictement indépendante et ne sollicite aucune subvention de l’Etat. Elle participe bénévolement à l’information des citoyens sur les questions militaires et de Défense. Elle constate que les dirigeants et élus actuels sont, pour leur très grande majorité d’entre eux, peu au fait  des questions militaires. Elle estime qu’il est plus que jamais du devoir des chefs militaires d’éclairer le plus rigoureusement possible les autorités politiques et les élus de la Nation  sur la situation stratégique et sur celle de nos armées. Il est de leur devoir de dire la vérité sans restriction.
  • Pour sa part, l’ASAF va continuer à mobiliser les citoyens français pour qu’ils soutiennent notre armée et qu’elle dispose de tous les moyens lui permettant d’agir efficacement au service de la France et des Français aujourd’hui mais aussi demain.
  • En outre, elle sera particulièrement vigilante, comme ce fut le cas dans le passé, sur les propos tenus par les responsables politiques à l’encontre des soldats de tous grades, ainsi que sur toute tentative de manipulation ou d’instrumentalisation de l’armée et de son histoire à des fins politiciennes.