Décès du général Jean-Louis BRETTE

Mardi 20 novembre 2018, le général Jean-Louis BRETTE nous a quitté brutalement mais paisiblement à l’âge de 89 ans.
Il laisse derrière lui son épouse Geneviève et une famille nombreuse (ses 5 filles, ses 4 gendres, ses 16 petits-enfants et 11 arrières petits-enfants).
Son attachement à la Légion Etrangère date de sa toute première affectation mais son affection pour le REP (Régiment Etranger Parachutiste) était toute particulière.
Il a également commandé la 11ème Division Parachutiste à compter du 1er mai 1983 et y a été promu général de division le 1er novembre de la même année.
Il a laissé le parcours d’un patriote, engagé au service de son pays au lendemain de ses 20 ans, soucieux de transmission aux générations futures et attaché à la construction d’une Europe qu’il avait vue se tisser comme s’entre-déchirer.
La cérémonie religieuse aura lieu le samedi 24 novembre 2018 à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon à 11h. 

Général Bruno Dary: «Et, toi, soldat inconnu, que dis-tu?»

Alors que la célébration du centenaire de l’Armistice suscite une polémique, le président du Comité de la Flamme sous l’Arc de triomphe* interpelle le soldat inconnu comme le fit Georges Clemenceau dans son livre Grandeurs et misères d’une victoire(1930).

Toi, soldat inconnu, dont le silence et le sacrifice font la grandeur, que dis-tu de cette controverse ou, du moins, de ce malentendu? Au moment où le pays s’apprête à célébrer le centenaire du 11 novembre 1918, que dis-tu de ces propos douteux sur l’utilité de tes souffrances et de ta mort, comme sur l’importance de ta victoire? Toi qui reposes sous cette arche immense, qui es à la fois soldat français, héros anonyme et célèbre, que dis-tu à ceux qui oublient que sur ta tombe est inscrite cette simple épitaphe: «Ici repose un soldat français, mort pour la Patrie»? Toi qui es enterré ici, mais dont le tombeau est aussi le cénotaphe de tes quelque 1.400.000 frères d’armes morts pour la France au cours de la Grande Guerre, que dis-tu de ceux qui ne voient en vous que des «civils armés», quand toute la nation était derrière vous? Toi qui étais instituteur, paysan ou mineur, peut-être pêcheur, étudiant ou gradé, que dis-tu à ceux qui voudraient faire une différence entre ceux du front et ceux de l’arrière?

Toi qui es mort dans le fracas de combats inhumains, que dis-tu, cependant, de l’hommage sans pareil qui te sera rendu par plus de cent chefs d’État, venus du monde entier se recueillir sur la tombe d’un simple soldat et se souvenir de votre sacrifice? Toi qui as disparu sur un champ de bataille, au hasard d’un clair matin ou dans un ultime assaut, comme simple sentinelle ou modeste fantassin, que dis-tu de te voir honoré au cœur de Paris, où le monde entier aura les yeux focalisés sur une sobre sépulture, au milieu de «l’appareil des grandes funérailles»? Toi qui es mort loin de chez toi, dans le tumulte des combats, que dis-tu de voir ainsi mis à l’honneur par le chef de l’État, une semaine durant, les plus grands champs de bataille, théâtres des plus grands sacrifices? Toi qui as été pleuré par une mère, un père, une épouse, des enfants, des amis, et puis avec le temps, qui n’es devenu qu’un nom gravé en lettres d’or sur nos places, que dis-tu de l’hommage quotidien qui t’est rendu depuis près d’un siècle au cœur de Paris, au moment où le jour décline?

Toi qui nous permets aujourd’hui de vivre librement dans un pays en paix et une Europe réconciliée, que dis-tu à ceux qui écrivent que votre combat n’était qu’une «boucherie» ?

Toi qui nous permets aujourd’hui de vivre librement dans un pays en paix et une Europe réconciliée, que dis-tu à ceux qui écrivent que votre combat n’était qu’une «boucherie», que ton sacrifice et celui de tes compagnons d’armes ont été inutiles, quand bien même resterait-il incompréhensible à notre regard d’hommes contemporains? Toi qui as eu la pudeur de rester anonyme, sans que personne ne connaisse ni ton nom, ni ton grade, que dis-tu de ces critiques, cherchant à diviser les chefs de leurs soldats, oubliant que tous, vous avez supporté ensemble la vie des tranchées? Toi qui es parti de chez toi, pour une guerre que d’aucuns annonçaient courte, fraîche et joyeuse et qui, au fil des mois, est devenue longue, triste et lugubre, que dis-tu à ceux qui voudraient prétendre que le pays n’a pas été uni du premier au dernier jour, derrière ses poilus? Toi qui es mort trop tôt pour recueillir les fruits de la victoire, que dis-tu à ceux qui voudraient rabaisser le mérite de tes chefs, et oublier d’honorer l’ensemble des maréchaux? Et que dis-tu à ceux qui ont oublié que la sonnerie du cessez-le-feu fut pour tous les pays engagés un grand soulagement pour la paix retrouvée, mais aussi une vraie amertume au vu du prix payé? Ne penses-tu pas qu’il est temps, en honorant ta victoire, de célébrer aussi la réconciliation des peuples?

Quoi que tu penses de ces querelles, soldat inconnu, qui as mérité mieux que le Panthéon comme sépulture, sois sûr que tant qu’il restera des anciens combattants, ardents et bénévoles, des chefs d’État et des ambassadeurs sensibles au sens de ton engagement, la Flamme qui brûle jour et nuit sur ta tombe restera pour toujours la «Flamme du souvenir».

Toi qui es mort pour défendre chaque arpent de terre de notre pays, sois certain que tant qu’il restera des associations, des corps constitués, des sportifs, des artistes et des élus prêts à se déplacer pour honorer ta mémoire, cette Flamme restera la «Flamme de la Nation».

Toi qui es tombé pour que tes enfants vivent librement, sois rassuré: tant que des collégiens, des lycéens et des étudiants, à l’instar de ceux qui se sont rassemblés pour t’honorer le 11 novembre 1940 malgré l’interdiction de l’occupant, des scouts, des guides et des jeunes de tous horizons et de toutes nations viendront raviver la Flamme, elle restera la «Flamme de l’Espérance»!

Les politiques, l’État et l’Armée : Lettre d’information de l’ASAF (Action Soutien à l’Armée Française)

Les politiques, l’État et l’Armée

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A observer certains évènements récents qui se sont produits en France, on est en droit de s’interroger sur leur sens et de se demander s’ils n’expriment pas une forme de nihilisme privilégiant systématiquement le rejet d’un passé qui serait honteux plutôt que la célébration d’une histoire riche et glorieuse. Une telle attitude  conduit insidieusement à fragiliser la Nation. L’autorité de l’État, si nécessaire aujourd’hui,  peut-elle sortir renforcée du dénigrement de son action passée ?

Cette culpabilisation est irresponsable. Elle instille le doute, conduit à la perte de confiance et entraîne inexorablement notre pays sur la voie du déclin. Elle est d’autant plus surprenante qu’elle se développe au moment où l’État peine à exercer ses prérogatives régaliennes. Elle est d’autant plus grave qu’elle met en cause non seulement des hommes politiques mais également, et implicitement, son bras séculier l’Armée.

Le mensonge par omission

L’ASAF estime que la politique de Mémoire a pour but principal la connaissance et la compréhension de notre Histoire, qu’elle doit contribuer à rassembler les Français plutôt qu’à les diviser et à leur donner des exemples propres à renforcer leur confiance en leur pays.
Cela impose de rappeler le contexte historique et le cadre géographique dans lesquels se déroulent  les évènements évoqués.

La démarche du président de la République vers la famille de Maurice Audin s’est affranchie de cette exigence  intellectuelle. En effet, le destin de ce militant doit être inscrit dans le soutien qu’il apportait aux terroristes poseurs de bombes du FLN qui tuaient et estropiaient chaque jour des civils innocents à la sortie des écoles ou dans les bars fréquentés par de nombreux jeunes.

Omettre sciemment ces éléments de contexte aussi fondamentaux, c’est travestir la réalité. Il n’est pas acceptable de dénigrer les décisions de l’État et condamner même implicitement l’action de l’Armée si l’on oublie de rappeler que, chaque jour, des victimes innocentes comme celles du Bataclan en 2015, tombaient à Alger en 1957. Les Français d’aujourd’hui pourront alors comprendre pourquoi, dans l’urgence et faute d’outils techniques plus performants pour rechercher les renseignements, tous les moyens disponibles furent utilisés pour arrêter cette hémorragie.

Une repentance trompeuse et destructrice

À entendre la surenchère de certains propos culpabilisants, on en vient, par exemple,  à oublier que les terribles  massacres de dizaines de milliers de harkis, qui commencent le 19 mars 1962, malgré les engagements pris, et qui vont se poursuivre massivement après l’indépendance de l’Algérie du 3 juillet 1962, sont le fait des égorgeurs et éventreurs du FLN algérien !

Cette attitude de repentance qui consiste à taire et détourner les réalités du présent, telle la sévérité des combats au Sahel contre les islamistes, en condamnant le passé est dévastatrice pour nos armées et par là même pour notre Défense. Elle sème le doute dans les esprits de nos soldats sur le bien fondé de leurs engagements opérationnels d’aujourd’hui. L’Armée est-elle condamnée à servir de bouc émissaire aux dirigeants politiques n’assumant pas leurs responsabilités du moment ? Leurs successeurs dénonceront-ils demain, dans un contexte inévitablement différent, les engagements de nos armées en Afghanistan, en Irak  et au Mali contre les djihadistes ?

Enfin, cette repentance, servie ad nauseam à propos de l’aventure coloniale française, ne contribue-t-elle pas à faire douter les Français d’eux-mêmes et à susciter chez certains d’entre eux, fraîchement naturalisés, un désir de revanche fragilisant un peu plus la cohésion nationale ?

Plutôt que Maurice Audin, complice de terroristes, pourquoi n’avoir pas mis en avant des comportements héroïques tels celui de l’ingénieur Keller révélé récemment au grand public par une production de France 5, « la source K », ou de ce couple, parents de cinq enfants, qui s’est engagé dans la Résistance malgré les risques considérables encourus pour leur famille ?
Ces trois résistants qui seront déportés et dont deux  succomberont dans les camps de la mort, ne sont-ils pas les héros dont les jeunes ont besoin et que, hélas, la France ignore ?

Une Nation fragilisée

La France a célébré récemment le 75e anniversaire de la libération de la Corse, premier département libéré. Il l’a été par le bataillon de choc, les goumiers marocains et la Résistance.
Des jeunes scolaires ont été intelligemment associés aux cérémonies. Mais quelle honte d’avoir vu des élus de cette région, et non des moindres, participer aux cérémonies sans porter leur écharpe tricolore, sans chanter la Marseillaise, et déposer des gerbes sans ruban tricolore avec des inscriptions en langue corse.

Ces comportements sont-ils acceptables alors que la Constitution rappelle que « la France est une République indivisible,  que  la langue officielle de la République  est le français, et enfin que les partis et groupements politiques … doivent respecter les principes de la souveraineté nationale… » ?

Quand bien même ces dirigeants indépendantistes n’étaient pas nés alors que  les résistants, les goumiers et les commandos se sacrifiaient pour le drapeau français et la liberté, devons -nous accepter dans l’indifférence ces comportements d’élus ? Si oui, de quelle Nation et de quel lien armée-nation parlons-nous ?

Une  raison d’espérer cependant : les applaudissements nourris initiés par des Corses profondément français, lors des dépôts de gerbes par le consul général du Maroc en Corse puis par madame Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées. Les quatre dépôts de gerbes précédents, ceux des élus corses, eurent lieu dans un silence gêné et réprobateur.

L’urgence d’un État rassembleur et fort

Il est temps que les responsables politiques d’aujourd’hui cessent d’affaiblir l’État en s’érigeant en juges d’un passé qu’ils connaissent souvent mal où qu’ils observent d’un œil partisan. Ils doivent, au contraire, renforcer l’unité de la Nation, susciter le dépassement des Français en honorant les héros qui ont fait et font aujourd’hui la fierté de notre pays. Il est essentiel qu’ils se concentrent sur la tâche immense qui est la leur aujourd’hui plutôt que de dénigrer l’action de leurs prédécesseurs et de notre Armée.


La Rédaction de l’ASAF
www.asafrance.fr

Information: La retraite du combattant

Une retraite est versée en témoignage de la reconnaissance nationale aux titulaires de la carte
du combattant âgés de 65 ans qui en font la demande auprès de l’ONAC-VG du département leur
ayant attribué la carte du combattant (article L.321-1 du code des pensions militaires d’invalidité et
des victimes de guerre (CPMI-VG).
Toutefois ont droit à la retraite du combattant à partir de l’âge de soixante ans, les titulaires de
la carte du combattant qui sont bénéficiaires :
1) de l’allocation de solidarité aux personnes âgées prévue au chapitre V du titre Ier du livre
VIII du code de la sécurité sociale ;
2) d’une pension d’invalidité au titre du CPMI-VG, indemnisant une ou plusieurs infirmités
imputables à des services accomplis au cours d’opérations déclarées campagne de guerre
ou d’opérations extérieures ;
3) ou d’une pension d’invalidité au titre du code des PMI-VG correspondant à un taux
d’incapacité d’au moins 50 %, lorsqu’ils sont titulaires de l’allocation aux adultes
handicapés prévue au titre II du livre VIII du code de la sécurité sociale ou de l’allocation
simple prévue au chapitre Ier du titre III du livre II du code de l’action sociale et des
familles.
La retraite du combattant est incessible, insaisissable, non imposable et non réversible au décès
de l’ancien combattant. Elle n’entre pas en ligne de compte pour la détermination des droits à l’aide
sociale dont pourrait bénéficier l’ancien combattant.
Si l’ancien combattant n’a pas demandé cette retraite alors qu’il était en droit d’y prétendre, il
ne pourra solliciter les arrérages que pour l’année en cours et les 3 années antérieures.
La retraite du combattant est depuis le 1er septembre 2017 d’un montant semestriel de 374,40 €
et annuel de 748,80 €.
L’indice des PMI-VG est de 14,40 € et la retraite est de 52 points d’indice.

Communication de l’UNP à propos de l’affaire Maurice AUDIN

Le Président de la République a rouvert des plaies douloureuses en évoquant la mort de Maurice AUDIN.

La communauté des anciens combattants se devait de réagir de façon appropriée aux termes employés par le Président. Bien que n’ayant pas été directement nommés dans la déclaration présidentielle, les anciens paras de l’UNP tiennent à se manifester dans une démarche crédible et commune.

Notre association, membre du Comité National d’Entente (CNE), a donc participé à la rédaction et a contresigné la lettre adressée par le général Dary, président du CNE, au Président de la République.

Cette lettre vous est communiquée ci-dessous en information.

La sagesse nous commande de rester dans le cadre de cette initiative commune. Toute surenchère ne saurait qu’amplifier les douleurs toujours présentes de nos frères d’armes ayant connu cette époque, et serait naturellement déformée pour une récupération politique par les uns ou les autres.

Demeurons fiers de l’action des Parachutistes en tous lieux et tous temps.

Général (2S) Patrice CAILLE

President de l’UNP.

 

 

COMITE NATIONAL D’ENTENTE                                                                   Paris, le jeudi 20 septembre 2018

des associations patriotiques et du monde combattant.

                                                                                                                                            Monsieur Emmanuel MACRON                                      

                                                                                                                                  Président de la République Française,

                                                                                                                                   Palais de l’Elysée – Rue Saint-Honoré

                                                                                                                                                                            75008 – PARIS

 

Le Comité National d’Entente (CNE), que je préside et qui représente plus de 40 associations patriotiques, d’anciens combattants et de victimes de guerre, soit environ 1.500.000 personnes, a suivi l’hommage que vous avez tenu à rendre personnellement à Madame Josette Audin et indirectement à son mari, Maurice. Ce rappel historique, plus de 60 ans après la mort tragique de Maurice AUDIN, a surpris bon nombre de membres de nos associations, qu’ils soient, ou non, des anciens de la Guerre d’Algérie ! Et une fois passé le moment d’étonnement pour les uns, voire de colère pour d’autres, et sans occulter la réalité des faits, je dois vous avouer que le déplacement du Chef des Armées a soulevé plus d’interrogations qu’il n’a apporté d’apaisements !

Faut-il que le Président de tous les Français parle de la Guerre d’Algérie, à travers un cas particulier, alors que les plaies ne sont pas encore refermées au sein de la communauté française ? Parmi tous les métiers que le pouvoir politique a fait faire à l’armée française pendant 7 années, faut-il ne retenir que le plus sombre d’entre eux ? Faut-il faire de Maurice Audin un héros national, oubliant ainsi qu’il trahissait sa patrie et l’armée française ? Faut-il occulter que la bataille d’Alger, même si elle eut des heures sombres, a éradiqué le terrorisme qui frappait quotidiennement la population algéroise, permettant ainsi de sauver la vie de centaines d’innocents ? Et s’il faut reconnaître la honte laissée par la torture de Maurice Audin, faut-il oublier de notre mémoire les centaines de Français kidnappés, torturés et assassinés et jamais retrouvés ? S’il faut reconnaître les blessures de la France dans ce conflit, faut-il n’évoquer que la torture et passer sous silence le désarmement de milliers de Harkis, leur abandon sur ordre du gouvernement et leur massacre ? Faut-il revenir sans cesse sur la Guerre d’Algérie, qui reste encore une blessure vive, dans la mémoire de l’Armée française, avec ses quelque 20.000 soldats morts pour une cause morte, cette guerre perdue malgré une bataille gagnée, ses harkis trahis en dépit des promesses faites et le drame causé par le putsch ? Faut-il entreprendre un travail historique uniquement sur les disparus de la guerre d’Algérie, oubliant ainsi l’action humaine, sociale, sanitaire, éducative de pacification de la France dans ce pays ? Faut-il rappeler la dimension tragique de la discipline en opérations, car tout ordre débute toujours par des mots, quelques lignes ou un geste, mais se traduit pour son exécutant par un acte qui l’engage, voire jusqu’à sa mort ?

Le Général d’armée (2s) Bruno DARY

Président du Commission National d’Entente

 

Copie du courrier adressée à :

Ø Madame Florence PARLY, Ministre des Armées,

Ø Madame Geneviève DARRIEUSSEQ, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées

Ø Général d’armée (2s) Benoît PUGA, Grand Chancelier de la Légion d’Honneur

Ø Général d’armée François LECOINTRE, Chef d’état-major des armées

Ø Général d’armée Jean-Pierre BOSSER, Chef d’état-major de l’armée de terre

Ø Amiral PRAZUC, Chef d’état-major de la marine

Ø Général d’armée aérienne, Chef d’état-major de l’armée de l’air

Ø Général d’armée, Directeur général de la Gendarmerie nationale

Ø Amiral Bertrand ROGEL, Chef d’état-major particulier de la Présidence de la République

Eloge du général Joseph CANAL

Vous trouverez ci-dessous l’éloge funèbre prononcé par André Piaskowski, président des « Eléphants Noirs », lors des obsèques du général Joseph CANAL:

J’ai l’honneur de m’adresser à vous, en tant que président des Éléphants Noirs, qui sont ici à venir pleurer leur ancien capitaine et leur ami !

Et c’est toujours avec beaucoup d’émotion que l’on s’incline devant le cercueil d’un frère d’armes. Émotion d’autant plus grande que le capitaine Joseph Canal fut mon capitaine à la CPIMa.

Un véritable chef, un ami, fidèle, enthousiaste, dévoué, pour tous ceux qui ont connu ce grand bonheur de servir à ses côtés.

Cet honneur je le partage avec tous les éléphants noirs. Des Frères d’armes de la CPIMa unis par une amitié fidèle et généreuse.

Chers amis, nous savons que perdre un être cher, c’est comme pour un arbre perdre une partie de ses racines. Cela vous fragilise et vous rappelle l’importance de celui qui part de votre vie.

Nous perdons un frère d’armes, un très valeureux officier parachutiste à la carrière exemplaire.

Fidèle en amitié, très attaché aux troupes de marine, le général Canal était une figure des parachutistes coloniaux : par son humanité vraie, empreinte de simplicité, de pudeur et de dévouement, par la droiture de son comportement, tout en loyauté, en discrétion et en fermeté.

Permettez-moi de citer un extrait du discours du colonel Bouvinet lors de l’intronisation du général Canal comme président d’honneur des Éléphants Noirs. Je le cite :

Dans le second livre de son histoire, Thucydide avait dressé votre portait en parlant de Périclès :

 « Puisant par sa dignité personnelle et par sa sagesse, et reconnu plus que personne pour incapable de se laisser corrompre par des présents ; il contenait le peuple par son ascendant de son caractère et de son génie : ce n’était pas ses hommes qui le menaient, mais lui qui savait les conduire. Ne devant son autorité qu’a des moyens légitimes, il ne cherchait pas à flatter les passions populaires ; mais il savait conserver sa dignité et les contredire même parfois avec colère ».

Mon capitaine, aucun Éléphant Noir n’a pu oublier les paroles de votre dernier rapport, celui du 30 août 1971, elles disaient « avant de quitter le plus beau commandement de capitaine de l’armée française, je voudrais à tous exprimer ma gratitude de m’avoir secondé, et ma fierté de vous avoir commandé pendant un an ».

Bien des années ont passé, mais les souvenirs des Éléphants Noirs sont fidèles : Ils vous sont toujours reconnaissants de les avoirs bien commandés et sont fiers de vous avoir obéi. Car le capitaine Joseph Canal a entraîné la CPIMa « dans une guerre sans haine … aidant les populations par tous les moyens dans les moments de répit ». Et par son bilan, il n’a récolté qu’estime et amitié.

Il restera dans nos mémoires à tous et il restera pour tous les Éléphants Noirs « le Capitaine » cela ne fait aucun doute. Avec lui nous avons tout partagé : la ration, l’eau boueuse des puits, les angoisses des embuscades de nuit, les tourmentes du combat, la souffrance, la douleur et l’amitié.

Nous sommes ses frères d’armes. Mon général, vous avez quitté la prison d’un corps meurtri, vous voilà libéré. Vous voilà libéré du temps, votre corps a accompli son chemin sur la terre.

Adieux donc mon Capitaine : mais je voudrais encore vous dire, attendez-nous, faites-nous une place près de Saint-Michel. Veillez sur nous, comme nous prions pour vous.

St-Exupéry l’a si bien dit :  Le disparu, si l’on vénère sa mémoire, est plus présent et plus puissant que le vivant.

Décès du général Joseph CANAL

Nous avons la tristesse de vous faire part du décès du général Joseph CANAL (ancien du 8e RPIMA -1963-1965-, de l’ETAP -1967-1970-, commandant de la CPIMa -1970-1971-, état-major de la 1ere brigade para -1971-1973-, commandant en second du 2e RPIMa -1981-1983-, commandant du 3e RIMa -1983-1985-, commandant de la 31e brigade para zaïroise -1987-1989).
Il nous a quittés le 15 août 2018 à Giromany (90), dans sa 82e année.
Les obsèques se dérouleront le mardi 21 août 2018 à 14h30 en l’église de Rougegoutte (90200). L’inhumation aura lieu à l’issue de la cérémonie religieuse dans le caveau familial au cimetière du village. Un dernier hommage peut lui être rendu au funérarium de Giromany (90200) à compter du samedi 18 août matin.
Les messages de sympathie et de condoléances peuvent être adressés à:
Madame Yvette CANAL, 2 chemin de la Pierre, 90200 ROUGEGOUTTE.

Musée du parachutiste

Le musée des parachutistes vient de mettre en ligne son nouveau site internet. Vous pourrez y suivre son actualité, des informations et accéder à la boutique.

http://museedesparachutistes.com

A propos de la victoire de la France – point de vue.

Une vision positive, celle du général Roudeillac :
Panem et circenses
              Les mondialistes et autres promoteurs d’une Europe supranationale doivent s’interroger ce matin au spectacle de la ferveur nationale, consécutive à la victoire de  l’équipe de football française.
Que constatent-ils en effet ?
              Que le Peuple s’enthousiasme et fait parler sa fierté lorsqu’il peut s’identifier aux héros du moment et lorsque les invités au repas national ne « crachent pas dans la soupe ». Le succès de l’équipe nationale de football confirme également que les nations demeurent  et que pour être fortes il y faut cultiver la fierté, la volonté de vaincre.
              Ce peuple, si décrié par une intelligentsia hors sol, ce peuple, étranger aux préceptes  de ceux dont les propos abolissent les frontières, ridiculisent le chantre des valeurs nationales et pensent que les nations véhiculent la guerre, ce peuple, par sa joie, démontre que sa fierté résulte des exploits de ceux dont ils sont proches par la langue, une histoire ( ici celle du football), et la fidélité à une culture commune concrétisée ici par un sport collectif,  l’hymne national et le drapeau français..
              Mais plus encore hier, il a été prouvé, par l’attitude digne de ceux qui ont choisi de faire gagner la France, que la seule condition pour que le « vivre ensemble » soit une réalité, tient à leur volonté de montrer leur fierté de se sentir français et de participer au succès du pays qui les a accueillis.
              Que leur exemple serve à indiquer la voie à ceux qui croient pouvoir durablement prendre part au « festin national », sans dire qu’ils apprécient.
               Il leur faut faire valoir qu’ils sont fiers d’être Français et qu’ils se reconnaissent, au-delà du football, dans ce qui constitue l’Histoire et le génie du peuple qu’ils ont choisi. 

Extrait de compte-rendu du Conseil des ministres du 11 juillet 2018

Pour information, veuillez trouver dans le lien ci-dessous un extrait de compte-rendu du Conseil des ministres du 11 juillet 2018 relatif à la politique en faveur des anciens combattants:

Extrait du CR du Conseil des Ministres du 11072018