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O A P sur Birao (République Centrafricaine)

Plusieurs dizaines de soldats français, parmi lesquels des éléments des forces spéciales, ont été parachutés pour participer début mars à la reprise de l'aéroport de Birao, dans l'extrême nord-est du Centrafrique, a confirmé vendredi l'état-major des armées, après des informations révélées par le quotidien Libération de vendredi.

L'état-major avait déjà indiqué peu après l'opération menée à Birao qu'une dizaine de soldats avaient été parachutés de nuit pour prêter main forte à un détachement de 18 autres soldats français, stationnés dans cette localité et attaqués par des rebelles centrafricains le 4 mars au matin. Il a précisé qu'après ce premier parachutage nocturne effectué le soir même de l'attaque, un nouveau parachutage avait eu lieu le surlendemain. Aucun coup de feu n'a été tiré lors de ces opérations. "Chaque fois que nous menons des opérations délicates, des forces spéciales sont présentes", a rappelé le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. Il est cependant d'usage que l'état-major ne communique pas sur l'emploi des forces spéciales.

Il s'agit de la première opération aéroportée d'ampleur menée dans une zone de crise depuis le 19 mai 1978, lorsque les légionnaires du 2e Régiment Etranger de Parachutiste avaient sauté sur Kolwezi, dans l'ex-Zaïre, pour délivrer des otages européens aux mains de rebelles. Une seule autre opération du même ordre a été menée entre-temps avec le parachutage de 363 parachutistes au Kosovo pour la mise en place d'un élément de réserve, mais hors situation de crise, toujours selon l'état-major.

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